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Le premier volume de l’Histoire du développement de la biologie traite du cours du développement de la pensée biologique depuis les origines de la civilisation grecque jusqu’à l’orée du XXe siècle. Il évoque les découvertes et les erreurs qui se sont succédées au fil des siècles : les biologistes, en cherchant, ont essayé de contribuer à la connaissance des mécanismes vitaux ;inspirés ou guidés par leurs convictions personnelles, ils ont tantôt manqué leur but, parfois atteint leur objectif.
La pensée biologique occidentale plonge ses racines dans la civilisation de la Grèce antique, surtout quand les biophilosophes ont commencé à se pencher sur les mystères des premiers débuts, sur la «prima causa». Plus tard, les despotes romains n’ont manifesté d’intérêt pour la biologie que dans la mesure où celle-ci leur permettait de corser leurs menus ou d’agrémenter leurs plaisirs. Les écrits et les livres sauvés de cette époque reculée ont une valeur inestimable. Les Arabes et les Juifs ont préservé et sauvé l’héritage biologique. Le Christianisme naissant et la puissance de l’Eglise ont freiné les développements de la recherche biologique dont la longue traversée du désert fut cependant marquée par la rencontre de quelques oasis. La période qui précéda la Renaissance fut une période de prise de conscience de la réalité du monde vivant ainsi que d’apprentissage de la liberté de penser retrouvée et de sa mise à l’épreuve des faits. La Renaissance en fut la continuation logique et l’on peut à nouveau parler, dès le XVIe siècle, d’un véritable courant de recherche biologique. Les deux derniers chapitres sont consacrés à l’histoire de l’anatomie et de la physiologie avant le XVIIIe siècle. L’histoire des autres disciplines fait l’objet des volumes 2 et 3.
Les différents sujets abordés ont été traités de manière à les rendre accessibles aux biologistes comme à ceux qui n’ont pas fait de cette science leur spécialité. La grande quantité de faits rassemblés à travers les âges sur les interrelations des diverses disciplines concernées par la science du vivant (biologie, mais aussi médecine, philosophie, religion, société) font de cet ouvrage une source d’informations et de réflexions d’une richesse exceptionnelle. L’auteur a choisi de s’appuyer sur des données bibliographiques (récapitulées dans le volume 3) empruntées à un grand nombre d’auteurs, de penseurs et de biologistes, et parsemées de considérations de portée générale visant à appréhender les causes et les conséquences des phénomènes de la vie.
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Ces ouvrages prennent en considération les différentes disciplines biologiques s|urs et la pensée biophilosophique contemporaine. L'approche de l'auteur est à la fois scientifique, historique, philosophique et humaniste et elle s'adresse donc à un large public d'amateurs.
Tout lecteur intéressé par les sciences de la vie et leur histoire.
Introduction - Les six premiers siècles - De Théophraste à la fin de l'Académie (529) - La biologie médiévale - Le Moyen Age avancé et la Renaissance - L'anatomie avant le XVIIIe siècle - La physiologie avant le XVIIIe siècle - Index des noms propres - Index des noms communs.
"L'histoire du développement de la biologie devient accessible aux francophones. C'est une bonne chose, car cette histoire contient de très nombreux renseignements, explications et réflexions sur les travaux qui ont marqué les grandes étapes de la biologie"
. La Recherche, avril 1994..
"Cet exposé historique, conçu de façon magistrale, à base d'une érudition qui suscite l'admiration, intégrant parfaitement, avec simplicité, le développement de la pensée biologique avec celui des systèmes philosophiques, comme avec celui de l'histoire, est une |uvre facilement accessible pour tout lecteur mais que tout biologiste se félicitera de connaître"
L'année biologique, juin 1993.
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