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La lumière « comprimée » à son état quantique |
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Krister Shalm, Rob Adamson et Aephraim Steinberg, du département de physique de lUniversité de Toronto ont publié leur découverte dans le numéro de janvier de Nature.
« Mesurer avec exactitude est au cur de la science expérimentale : plus nous pouvons mesurer quelque chose avec certitude, plus nous pouvons en tirer dinformation. Mais dans le monde quantique, où les choses sont de plus en plus petites, lexactitude de la mesure devient de plus en plus difficile à obtenir » indique Krister Shalm.
La lumière est lun des outils de mesure les plus précis en physique, et a été utilisée pour répondre à de nombreuses questions en science fondamentale, allant de la relativité à la gravité quantique.
La plus petite particule de lumière est le photon, et il est si petit quune ampoule ordinaire en émet mille milliards par seconde. « En dépit de la nature effervescente inimaginable de ces particules minuscules, les technologies quantiques modernes nutilisent que des photons isolés pour stocker et organiser linformation. Mais lincertitude, que nous appelons aussi « bruit quantique » soppose à lobtention optimale de cette information » explique le Pr. Aephraim Steinberg. « Or, la « compression », nom que nous donnons à un ensemble de différentes méthodes, permet daugmenter la certitude dune information donnée, comme la position ou la vitesse, mais ceci a un prix. Si vous comprimez la certitude dune propriété à laquelle vous vous intéressez, lincertitude dune autre propriété complémentaire augmentera inévitablement» explique-t-il.
Lors de cette expérience, les physiciens ont combiné 3 photons isolés à lintérieur dune fibre optique, afin de créer un triphoton. « Un des aspects étranges de la physique quantique est que quand vous combinez 3 photons identiques dans des fibres optiques telles que celles qui vous relient à internet, ils subissent une certaine « crise didentité » : on ne peux plus déterminer ou observer le comportement individuel de chacun de ces photons» explique Steinberg. Les auteurs ont ensuite comprimé létat triphotonique afin de glaner linformation quantique encodée dans la polarisation du triphoton. (La polarisation est une propriété de la lumière à la base des films tridimensionnels, des lunettes de soleil, et dun ensemble de technologies de pointe comme la cryptographie quantique.)
Jusquà présent, on pensait que lon pouvait compresser indéfiniment, en tolérant laugmentation dincertitude des propriétés non considérées. « Mais le monde de la polarisation, comme la Terre, nest pas plat » dit Steinberg.
« Un état de polarisation peut être imaginé comme un petit continent flottant sur une sphère. Quand nous avons compressé notre continent triphoton, tout sest dabord comporté comme nous le pensions. Mais après lavoir compressé plus fort encore, le continent sest mis à sallonger de telle sorte quil a commencé à envelopper la surface de la sphère » explique-t-il.
« Pour pousser la métaphore encore plus loin, toutes les expériences précédentes sétaient limitées à de si petites zones détude que la sphère, comme notre propre ville, avait lair dêtre plate. Ce travail a demandé de cartographier le triphoton sur un globe, que nous avons représenté sous forme dune sphère afin dobtenir une visualisation intituitive et compréhensible. Cest ainsi que nous avons montré pour la première fois que la nature sphérique de la polarisation engendre des états qualitativement différents et pose une limite à la compression appliquée» dit Steinberg.
« Créer cet état spécial combiné permet détudier attentivement les limites de compression » dit Rob Adamson. « Pour la première fois, nous avons mis sur pied une technique permettant de générer nimporte quel état de triphoton, et montré que la nature sphérique des états de polarisation de la lumière avait des conséquences inévitables. Pour faire simple : pour visualiser correctement les états quantique de la lumière, il faut les dessiner sur une sphère. » |
| http://www.nature.com/nature/journal/v457/n7225/abs/nature07624.html |
| http://www.physics.utoronto.ca/~aephraim/MusicOfTheSpheres.html |
| http://www.physics.utoronto.ca/~lshalm/media/Site_3/Photos.html |
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Le Traité de la lumière se présente à la fois comme un livre de science et un livre dart. En cultivant cette double allégeance, les auteurs ont cherché à exorciser les aspects les plus durs de la technoscience daujourdhui.
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Après une introduction résumant lévolution de loptique, une première partie développe une étude systématique des bases fondamentales de limagerie.
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